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Angers Athlé

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30

janv. 2021

La SCO'nnexion : Thibaut Godichon & Frédéric Gagneux

Publié il y a 4 mois par ANGERS ATHLE

                      Après deux années de présidence, Daniel Bourcier est désormais secrétaire du club. Un nouveau duo s’est ainsi installé depuis septembre 2020. Un duo qui n’est pas vraiment inconnu des licenciés. Frédéric Gagneux et Thibaut Godichon sont désormais associés en qualité de présidents de l’association.

Découvrez ci-dessous l’interview croisée « SCO’NNEXION » qui permet d'en savoir un peu plus sur les orientations stratégiques du club.

1) Entre vous, c’est une belle histoire d’amour… Depuis votre « premier mandat », est-ce que des choses ont changé ?

T.G : « Rien n’a changé, parce qu’on s’est jamais quitté (rires), depuis 2018, quand on a décidé de prendre du recul, nous sommes toujours restés en contact. Donc, en janvier, lors des premières réunions de travail, on a vite retrouvé nos automatismes mais on s’est promis une chose : « ne pas refaire un mandat identique au 1er ».  Voilà ce qui va changer. »

F.G : « Je ne dirai pas que c’est une belle histoire d’amour, mais c’est une belle amitié qui nous lie. Depuis janvier 2018, le club, les adhérents, la pratique de l’activité physique, l’investissement associatif et bien sûr, la société dans laquelle nous vivons, ont évolué. Bien entendu, je suis resté en contact avec de nombreuses personnes du club, entre autres avec Thibaut. À mon niveau, j’ai profité de ce temps libre retrouvé pour découvrir d’autres univers. Mais, tous les dimanches soir, comme un rituel, j’ouvrais mon ordinateur et je consultais les résultats du club. Il y a juste un an, avec Thibaut, et de fil en aiguille, des moments conviviaux sont devenus des réunions de réflexions et d’échanges sur la pratique de l’athlé et sur le club. Au début du confinement de mars 2020, nos réflexions nous ont amenées à proposer un projet club pour l’Olympiade 2020-2024, un projet novateur.

2) Pourquoi avoir décidé d'une co-présidence ?

T.G : « La co-présidence, c’est un fonctionnement qui nous convient bien et qui a plutôt bien marché la 1ère fois. Dans notre nouveau projet, on a redéfini encore plus précisément les rôles de chacun, notamment le rôle de président (Fred), pour ma part j’aurais en charge tout le domaine sportif. On communique beaucoup ensemble, on débat mais toutes nos communications ou décisions sont unanimes. On ne parle que d’une seule voix. »

F.G : « Je n’avais jamais envisagé de reprendre un rôle de direction dans un club sportif, et encore moins au sein du Sco Angers Athlé. Mais après, un semestre de travail, d’échanges une proposition voyait le jour. Thibaut a été l’instigateur du projet, j’en ai été un co-auteur, notre proposition a été validée par le Comité Directeur du club en juin 2020. Naturellement et de toute évidence, la gouvernance du club ne pouvait être qu’une co-présidence. Fort de notre première expérience, nous n’avons pas eu besoin de consacrer beaucoup de temps à la répartition des fonctions entre nous deux. En revanche, nous avons concentré nos travaux sur l’organisation interne du club. Ce nouveau mode de fonctionnement n’est pas encore très lisible car tout n’a pas pu être mis en œuvre en raison de la crise sanitaire. Thibaut va gérer toute la partie sportive du club, et moi je vais m’efforcer d’être un lien entre les membres de notre association, mais également d’être un représentant du club vis-à-vis de nos partenaires institutionnels, de nos partenaires privés mais également des personnes qui souhaiteraient nous rejoindre. »

3) Pourquoi avez-vous décidé de vous engager dans cette association ?

T.G : « Mon engagement dans l’athlétisme date d’une dizaine d’années (j’ai commencé par la présidence de l’AAC à 25 ans), et puis je pense qu’on aime les défis, donc quand l’idée d’une Entente est venue dans les discussions, on a tout de suite foncé. On s’est servie des dynamiques des 2 clubs pour avancer.»

F.G : « Je suis arrivé dans le milieu de l’athlétisme par pour hasard. J’ai dû chausser des pointes tout au plus une dizaine de fois dans ma vie, et la première fois je devais avoir 42 ou 43 ans. J’ai commencé à courir en 2005 grâce (ou à cause) de deux amis athlètes du Sco Athlétisme, Jacques et un certain Momo Takha. Toujours grâce (ou à cause) d’eux j’ai intégré le club Noir et Blanc. Au bout de 6 mois, j’ai même été coopté au Comité Directeur. Et après, vous connaissez la suite… Bien modestement, je pourrai me qualifier d’homme de projets, mais de projets collectifs. C’est la raison pour laquelle je m’engage dans cette Association. »

4) Quels sont les axes de développement que vous aimeriez travailler en priorité ?

T.G : « Lors de notre 1er mandat, on a surfé sur la dynamique des 2 clubs, en étant très vite ambitieux , notamment dans notre recrutement, avec l’arrivée de Fabrice Saint-Jean (qui est maintenant entraîneur au club) et quelques athlètes étrangers. Puis on a développé le haut-niveau en créant une structure pour accompagner dans leurs projets les athlètes d’un niveau national. Pour ce 2e mandat, on a fait le bilan du 1er et on a décidé de revenir aux bases, c’est à dire la formation. C’est pourquoi on a renforcé notre équipe technique avec l’arrivée de Sophie Cadière (référente National U12) pour les EA/PO et le retour de Jean-Baptiste Huez (référent Benjamins/Minimes). Notre but est de proposer une formation de qualité de la catégorie Ecole Athlé jusqu’en Sénior et ainsi permettre à chacun d’atteindre son meilleur niveau. Notre 2e axe de développement, c’est la détection dans le milieu scolaire, pour trouver peut être la future Amandine Brossier !! Et surtout essayer de promouvoir l’athlétisme sur Angers et au delà grâce à des athlètes "Made in Angers" qui ont la Dalle." 

F.G : « Refaire ce que j’ai déjà fait ne m’intéresse pas, car je sais que je ferai beaucoup moins bien. Se renouveler est difficile, la routine est plus confortable, mais sortir de son confort à son charme. Avec Thibaut, nous sommes partis d’une page blanche, et nous n’avons pas écrit ce qu’on rêverait de faire à Angers, mais ce qu’on pouvait réaliser à Angers. Très rapidement, nous sommes arrivés au constat qu’on pouvait atteindre le haut niveau grâce à notre formation. Ce n’est pas une utopie, mais c’est une réalité. Je citerai les exemples de Lisa Gunnarsson et d’Amandine Brossier, les deux seront à Tokyo en 2021, et je leur souhaite, à Paris en 2024. Quoi de plus motivant pour les jeunes athlètes que de voir, Amandine s’entrainer sur la même piste dans le couloir d’à côté en sachant qu’elle a été formée comme eux par les entraineurs du club. Nous n’avons pas été cherché plus loin nos axes de développement.

- Faire découvrir et faire aimer, la course, le saut et le lancer pour nos tous petits.

- Faire découvrir et former aux différentes disciplines de l’athlétisme pour les Benjamins et les Minimes.

- Entrainer et accompagner les plus grands vers le meilleur niveau, voire le très haut niveau.

Angers est une Terre d’Athlétisme, et nous allons cultiver cette terre dans ses quartiers pour faire découvrir l’athlétisme, et former nos champions de demain.

Nous voulons faire du « Made in Angers. »

5) Ce nouveau mandat débute d'une façon inédite avec cette triste pandémie. Quels sont les enseignements à tirer de cette période, selon vous ?  

T.G : « L’enseignement principal, c’est qu’il faut s’adapter, innover et se réinventer. Les réunions sont en visio, les entrainements se font à distance quand la situation sanitaire l’exige, les compétitions sont annulées  donc on cherche des moyens de maintenir la motivation pour l’ensemble de nos adhérents. On espère que la situation va s’améliorer au moins pour la saison estivale mais comme on dit "Ce qui ne tue pas, rend plus fort".

F.G : « Dans le contexte sanitaire actuel, il m’aurait été plus simple de rester chez moi à regarder la télé. Cette pandémie montre que rien n’est acquis d’avance, que ce qui se faisait encore il y a un an ne se fera plus comme avant. Nous devons tous nous réinventer, ce n’est pas la fin du monde, c’est le début d’une nouvelle aventure. Toutes les contraintes nécessaires qui nous ont été imposées, tous les désagréments du quotidien subis depuis des mois, nous montrent bien l’importance des liens sociaux, ces liens qui nous manquent tant aujourd’hui. L’avenir nous appartient pour Courir, pour Marcher, pour Lancer et pour Sauter. »

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